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Greenmoods est un blogzine prônant un état d'esprit optimiste et positif à tendance écologique.

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SUR LE CHEMIN

DU MINIMALISME

ANAELLE SORIGNET 26 ANS, SUR LE POINT DE QUITTER UN PETIT APPARTEMENT PLEIN À CRAQUER POUR UN PLUS GRAND QU'ELLE AIMERAIT MOINS ENCOMBRÉ...

Rédactrice web et journaliste indépendante. Créative, enthousiaste et bordélique, a du mal à garder les choses en ordre. Suit sa propre logique, perd les trucs quand elle les range. Décide de devenir organisée tous les 1er janvier. Ne tient pas ses bonnes résolutions. 

CITATION DU MOMENT

"N’ayez rien dans vos maisons que vous ne sachiez utile ou que vous ne trouviez beau" William Morris

LE CONSTAT : C'EST LE BAZAR !

Dans ma famille comme dans beaucoup d’autres, on adore tout garder « au cas où ». Les vieux vêtements, les trucs en double, les cadeaux, les souvenirs… Au final, ça fait des tonnes d’objets qui s’accumulent. Dans la maison de mes parents, on peut tout mettre au grenier, mais dans mon appartement de quarante-deux mètres carrés… Tout a très vite débordé.

Je n’ai jamais su garder mon intérieur en ordre. Je laisse les choses s’entasser, et quand je n’en peux plus, je range tout. Ce grand ménage, c’est l’occasion de faire du tri dans mes affaires. Et à chaque fois que je m’y adonne, j’éprouve un drôle de soulagement, comme si ma tête aussi bénéficiait du rangement. Sans parler de la satisfaction du devoir accompli, quand tout est propre et à sa place.

Honnêtement, je ne suis pas la reine du désencombrement. À chaque session de tri, je donne ou je jette bien quelques objets… Mais je continue de garder des trucs insensés, comme ces câbles et fils dont je ne sais absolument pas quoi faire (« et si c’était important ? ») ou cette chaussette solitaire que je conserve au cas où sa copine déciderait de revenir.

Le problème, c’est que ces affaires que j’utilise très rarement, ou ces objets dont je ne me sers jamais encombrent mes placards, mes tiroirs, mes étagères… et surtout ma tête. Alors que l’éventualité d’un emménagement avec mon amoureux se précise, j’ai une révélation : tout ce bazar me fatigue.

Il faut sévir.

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AUX ORIGINES DU MINIMALISME

À bien y repenser, j’ai déjà lu quelques articles sur les vertus du rangement : c’est que je ne dois pas être la seule ni la première à éprouver le besoin de désencombrer mon intérieur. Je retourne donc visiter quelques blogs dédiés au minimalisme. C’est fou ce qu’il y en a… Pourtant, leurs auteurs citent toujours la méthode KonMari. Quèsaco ? Renseignements pris, c’est la technique mise au point par Marie Kondo, consultante japonaise en organisation et auteure des deux best-sellers La Magie du Rangement et Ranger : l’étincelle du bonheur.

 

Je ne suis pas franchement étonnée que ce courant nous vienne du Japon, quand on sait la passion nippone pour l’esthétique de la simplicité et le dépouillement. C’est du moins l’un des visages de la culture japonaise… Car le consumérisme en fait également partie.
Nous vivons dans une époque magique où tout peut s’apprendre sur Internet. Bon, n’importe quoi aussi, mais ce n’est pas le sujet. Pleine d’entrain, je me mets en quête d’un tuto sur YouTube. Le mouvement semble avoir bien pris au Québec, à en juger par toutes ces jeunes femmes aux accents chantants qui m’offrent une visite virtuelle de leur intérieur épuré.

COMMENT DÉSENCOMBRER MA MAISON OU MON APPARTEMENT ?

Premiers conseils dispensés par mes coach québécoises : jeter des choses évidentes comme les échantillons de produits, les médicaments périmés, les vieux chargeurs, les anciennes paires de lunettes, les stylos qui ne marchent plus, les produits cosmétiques et d’hygiène éventés, les CD et DVD, les factures de 2011… Okay, ça, j’avais déjà commencé toute seule.

Et ensuite ? On s’attaque à du lourd. Vaisselle inutile, bibelots et objets superflus, magazines et livres qu’on ne lira plus, et le nerf de la guerre… Le tri dans la penderie. Aïe, ça commence à faire mal. Pour les vêtements, je décide d’y aller progressivement. Je ne pratique plus l’achat compulsif depuis plusieurs années et ne fais pratiquement plus les magasins, mais j’ai encore du mal à me séparer de mes affaires. Qu’à cela ne tienne, je procéderai par vague. Car comme dit Aurélie, « le tout est de ne pas remplacer les vêtements jetés par de nouveaux » !

Pour les bibelots et autres objets… C’est pas gagné non plus. Car c’est ici qu’apparait l’ennemi numéro 1 du minimalisme : le sentimentalisme, et la culpabilité qu’il génère. « C’est un cadeau… » me dis-je en regardant ce porte-CD girafe qui a passé les douze dernières années rangé dans une boîte. Allez, ça suffit : poubelle. Sérieusement, plus personne n’écoute de CD en 2017.

Le minimalisme, ce n’est pas seulement désencombrer. C’est aussi apprendre à ranger correctement. Pour cela, commodes et placards sont mes amis. Je vais pouvoir remplir mes tiroirs et disposer sur mes étagères de jolies boîtes où mes vêtements seront pliés et disposés à la verticale. Du moins, en théorie, car me connaissant, il n’est pas dit que je m’y tienne longtemps…

Panier de rangement Deuz

Le sac en papier Be-poles

Boîtes "Qui donne envie de ranger" Hay

Commode "Pour trier mes affaires" Perles de Chine

Meuble de rangement Henri   Atelier Emmaus

"En plus de ranger, je soutien un projet social"

JE JETTE ? NON, JE DONNE !

Vider mon appartement pose un autre problème essentiel à l’écolo que je suis : jeter, c’est gaspiller. Comment faire pour éviter que tout parte à la poubelle ? Je m’impose une contrainte supplémentaire : celle de sauver un maximum d’objets du grand chambardement, en leur offrant la possibilité d’une seconde vie.


Je vends mes livres sur Momox ou Gibert Joseph, mes vêtements sur Vinted et mes objets et meubles sur Le Bon Coin. Tout ce qui ne trouve pas preneur et qui n’est pas abîmé va dans des cartons que je dépose chez Emmaüs. Le faire ne me demande pas beaucoup plus de temps, finalement…


Les dépôts-ventes et autres magasins de seconde main sont de véritables cavernes d’Ali Baba. En venant déposer mes objets, je réalise qu’ils ne servent pas qu’à débarrasser nos intérieurs d’Occidentaux gâtés. Et si avant d’acheter neuf, j’essayais de trouver mes meubles ou mes objets d’occasion ?


On a tous cet ami(e) bricoleur/se qui s’est monté une table basse en palettes ou une étagère en caisses de vin… Et il faut bien avouer que ça en jette. D’ailleurs, quand j’y pense, elle est vraiment belle la table de chevet ancienne que j’ai poncée, repeinte et patinée il y a trois ans, quand j’ai investi mon appartement.
 

le

bon

coin

Je vends (presque) tout sur  LeBonCoin

"Je vends mes livres chez Momox ou Gibert Joseph

Blog inspirant Vivre avec moins

LE MINIMALISME, UN MODE DE VIE À ADOPTER

La mouvance minimaliste me fait penser au hygge, cet art de vivre danois qui consiste à se réjouir de petits bonheurs partagés avec ses proches. Une boisson chaude quand il pleut dehors, une randonnée, une compote faite maison, un film sous la couette après une dure journée… La simplicité du hygge rejoint celle du minimalisme : le bonheur n’est pas dans la possession, mais dans le partage et le fait de profiter de choses simples.

Ce constat me rassure, car à force de dépouillement, ce que je crains le plus, c’est d’avoir un intérieur froid. Comment éviter que le désencombrement ne vire à l’ère glaciaire ? Lumière, teintes claires, petites touches de couleur bien choisies, matériaux chaleureux, et surtout… Des plantes ! Rien de tel qu’un peu de vert pour injecter de la vie. À moi les aromates et les plantes dépolluantes !

Si je devais résumer ce que j’ai appris en quelques jours, le minimalisme suppose d’adopter quelques nouveaux mantras :
 

  • Privilégier la qualité plutôt que la quantité

  • Débarrasser les surfaces planes comme les tables, buffets, étagères, etc.

  • Ne conserver que ce qui est utile et/ou nous procure une émotion positive

  • Arrêter de culpabiliser en désencombrant

  • Attribuer une place à chaque objet

  • S’y tenir (gloumpf.)

Vous l’aurez compris, si j’appréhende un peu la mise en œuvre, les avantages du minimalisme m’apparaissent très vite. Je soulage mon esprit, je gagne du temps, j’accorde plus d’importance à ce que je garde, je n’achète que ce dont j’ai vraiment besoin. Je prends le temps de vraiment désirer ce que je me procure, et tout ce que je détiens m’est utile.

Prochaine étape : faire un premier tri seule. La suivante se fera avec ma moitié, bien plus avancé que moi sur ces questions (même s’il n’a jamais regardé de tutos YouTube en québécois pour y parvenir). Mon apprentissage risque d’être long : je crois que j’ai le gène de l’accumulation. J’irai donc progressivement, en prenant le temps de définir le plus important à mes yeux, pour arriver à ma propre vision du minimalisme. Je crois que je n’en retirerai que du bon.

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